45) BioGeoTherapy countering bad news // BioGéoThérapie contre les mauvaises nouvelles

(in French below, en français ci-dessous)

Resisting ‘too good to be true’ declarations, rumors and news is a wisdom observers of technical and scientific developments must acquire. Yet nature-based climate solutions, negative emission technologies using photosynthesis—the ultimate nature-made solar technology—are generating ‘wild’ hopes. With exemples appearing around the world, what might have been seen as an hypothesis is transforming into a theory, with a broadening movement for regeneration and restoration. Our enthusiasm is hard to contain, a biogeotherapy is indeed possible. 

What about if humanity learned in recent decades how to master fire, reinvented agriculture, reinvented the wheel and the internal combustion engine, all at once. To cool the Earth while reversing human-made desertification. Feeding ourselves, soils, insects and animals, thanks to soils’ management. Re-wilding nature, rebalancing the carbon cycle, making soils and the food it produces healthy again. What about if countering most bad news, profoundly transformative knowledge and developments, allowing a better world, are emerging. New knowledge and developments whose consequences are hard to evaluate if you are not close to actors, authors and scientists involved. In recent years following daily Earth’s destruction in the news, and, the opposite, the regenerative narrative, our emotions have been wobbling: between the world is falling apart fast and there is not much we can do, and, rapid repair is possible, we are only limited by our imagination and our capacity to organize.  

Indeed for the first time in history, humanity knows how to reverse desertification we have provoked. We know how to make soils fertile. How to produce and generate ‘living plentifulness’. The implications of this recently acquired knowledge, if systematically applied, are endless! Regenerative agriculture includes no-till combined with cover crops, holistic grazing management (recently Radio-Canada in French has called it ‘adaptative grazing using multiple enclosures’), biochar to give value to organic residues for soils and as a supplement to better feed animals, remineralization of soils, enhanced weathering, permaculture and agroforestry. These constitute a revolution of pharaonic dimensions, far beyond reforestation and afforestation we shall also pursue. 

We know how to activate trophic chains starting with microbial life in soils, and, scale those activities to heal our biosphere the Earth. More, regenerative industries using liquified carbon dioxide or biochar to make concrete, biochar use in asphalt, in plastics, or in other materials, open the way to a bio-sourced low carbon economy. With the regenerative economy, we know how to create massive sinks to remove carbon dioxide from the atmosphere and oceans (drawdown), while, simultaneously, massively reduce sources of greenhouse gases, in the energy sector in particular. Combining both measures, the reduction of sources and sinks, will eventually lead to viable (appropriate) distribution of carbon in the carbon cycle (atmosphere, hydrosphere and soils). The extra 1000 GtC in the atmosphere and oceans can be ‘recycled’, used in soils and materials. 

A revolution is unfolding in front of our eyes with examples on every continent (see recently published Judith D. Schwartz, The Reindeer Chronicles And Other Inspiring Stories of Working with Nature to Heal the Earth). We are in a position to take back control of nature’s glaciation cycles, cycles put to light by the fabulous science of Serbian Milutin Milankovic at the beginning of the twentieth century—three glaciation cycles due to eccentricity, obliquity, precession. Their disturbance started with the emergence ten thousands years ago with deforestation for agriculture (the ‘early 40 ppm CO2 anomaly’ reversing the natural trend), and, five thousand years ago, of rice paddies provoking methane’s rise in the atmosphere. Some scientists say the disappearance of the megafauna even played a very early role. These disturbances of natural variations were massively amplified by the industrial revolution using fossil fuels, provoking a sudden and brutal hockey stick shape rising curve of GHG and temperature (William F. Ruddiman et al.).

Regenerative industrial activities, restorative agriculture and animal husbandry, give humanity a powerful tool for plentifulness, sustainable and regenerative wealth, without the all too commun and now extremely dangerous destruction of natural assets. When applied, it builds stronger ecosystems. It leads to a biogeotherapy. It gives rise to a humanity living with the biosphere and not against the biosphere. At a time when COVID-19 questions the way we treat nature, regenerative agriculture and development offer a path for restoration, beyond sustainability, beyond a circular economy. Some of this knowledge might have been used in the past. Yet its systematization, internationalisation and broad diffusion, is a first. It makes biogeotherapy possible, and, potentially, countering most bad news we receive—and sometimes feel like a ton of brick.

BioGéoThérapie, contrer les mauvaises nouvelles 

Résister les déclarations, les rumeurs et les nouvelles ‘trop bonnes pour être vraies’, est une sagesse que les observateurs des développements techniques et scientifiques doivent acquérir. Or les solutions fondées sur la nature, les technologies à émissions négatives faisant usage de la photosynthèse — la technologie solaire ultime offerte par la nature — génèrent des espoirs fous. Avec des exemples apparaissant de par le monde, ce qui fut perçu comme une hypothèse mute en une théorie, avec un mouvement pour la régénération et la restauration prenant de l’ampleur. Notre enthousiasme est difficile à contenir, une biogéothérapie est bel et bien possible. 

Et si l’humanité avait appris au cours des dernières décennies comment maitriser le feu, ré-inventer l’agriculture, ré-inventer la roue et le monteur à combustion, tout ensemble. À refroidir la Terre tout en inversant la désertification provoquée par l’humanité. À nous nourrir, nourrir les sols, les insectes et les animaux, grâce à la gestion des sols. À rendre la nature sauvage à nouveau, à ré-équilibrer le cycle du carbone, redonner la santé aux sols et à la nourriture produite. Que dire si, contre toutes les mauvaises nouvelles, des savoirs et des développements porteurs de transformations pour un monde meilleur émergent. Un nouveau savoir et des développements dont les conséquences sont difficiles à évaluer sans contacts avec les acteurs, les auteurs et les scientifiques impliqués. Au cours des dernières années, suivant la destruction de la Terre dans les médias chaque jour, et, d’autre part, le mouvement pour la régénération, nos émotions oscillent: soit le monde s’écroule rapidement et il n’y a pas grand chose à faire, ou, une réparation rapide est possible, l’humanité est seulement limitée par son imagination et sa capacité à s’organiser.

En effet pour la première fois dans l’histoire, l’humanité sait comment inverser la désertification que nous avons provoquée. Nous savons rendre les sols fertiles. Comment produire et générer ‘une abondance de vie’. Les implications de ces savoirs nouveaux, si appliqués de manière systématique, sont sans fin! L’agriculture de régénération comprend l’agriculture sans labour combinée à la semence de plantes dites de couverture, la gestion holistique de pâturages (Radio-Canada parlait récemment à La semaine verte de ‘pâturage adaptatif à enclos multiples’), le biochar pour valoriser les résidus organiques et comme supplément à l’alimentation animale, la déminéralisation des sols, la désagrégation (des roches exposées à l’air pour capter le CO2), la permaculture et l’agro-foresterie. Ces méthodes constituent une révolution aux dimensions pharaoniques, bien au-delà de la reforestation et l’afforestation que nous devrions tous viser. 

Nous savons comment maintenant activer les chaînes trophiques en commençant par la vie microbienne des sols, et comment amener ces activités à guérir notre biosphère, la Terre. Par ailleurs les industries de régénération faisant usage du dioxide de carbone liquide ou du biochar pour produire du béton, le biochar dans l’asphalte, dans le plastique, ou dans d’autres matériaux, ouvrent la voie à une économie bio-sourcée à faible niveau en carbone (dans l’atmosphère et les océans). Avec l’économie de régénération, nous savons comment créer des puits gigantesques pour extraire le dioxide de carbone de l’atmosphère et des océans, tout en sachant, simultanément, réduire massivement les sources de gaz à effet de serre, particulièrement dans le secteur énergétique grâce aux énergies renouvelables peu polluantes. La combinaison des deux mesures, la réduction des sources et la mise en place de puits, mènera éventuellement à une distribution viable (appropriée) du cycle du carbone (atmosphere, hydrosphère et sols). Les 1000 GtC en surplus dans l’atmosphère et dans les océans peut être ‘recyclé’, utilisé dans les sols et les matériaux. 

Une révolution se déploie sous nos yeux avec des exemples sur chaque continent (voir Judith D. Schwartz, The Reindeer Chronicles And Other Inspiring Stories of Working with Nature to Heal the Earth). Nous sommes maintenant capable de reprendre le contrôle des cycles de glaciation naturels mis en lumière par la science fabuleuse du Serbe Milutin Milankovic au début du vingtième siècle — trois cycles de glaciation dus à l’excentricité, l’obliquité et la précession. La perturbation de ces cycles débuta avec l’émergence il y a dix mille ans de la déforestation pour l’agriculture (la ‘première anomalie de 40 ppm CO2’ renversant la phase de glaciation actuelle), et, il y a cinq mille ans, l’apparition des rizières en Chine — elles provoquèrent une augmentation des taux de méthane dans l’atmosphère. Certains scientifiques affirment que la disparition de la méga-faune pourrait même avoir joué un rôle au tout début. Ces modifications des variations naturelles furent massivement amplifiées par la révolution industrielle et son usage massif des carburants fossiles, produisant une augmentation soudaine des GES et des températures illustrée par une courbe apparaissant sous la forme d’un baton de hockey (William F. Ruddiman et al.).

Les activités industrielles régénératrices, l’agriculture de restoration et l’élevage animal, donnent à l’humanité un outil puissant pour l’abondance, pour une richesse durable et régénératrice, sans la trop commune et maintenant très dangereuse destruction des avoirs naturels. Appliquer la régénération construit des écosystèmes plus forts. Elle mène à une biogéothérapie. C’est l’humanité vivant avec la biosphère et non contre elle. Au moment ou le Covid-19 interroge la manière que nous traitons la nature, l’agriculture et le développement de régénération offrent une voie vers la restoration, au delà de la durabilité, au-delà de l’économie circulaire. Une partie de ces connaissances ont peut-être été en usage dans le passé. Mais leur systématisation, leur internationalisation et leur diffusion large, est une première, rendant la biogéothérapie possible, et, potentiellement, contrant la plupart des mauvaises nouvelles que nous recevons — et que l’on ressent parfois comme une brique au visage. 

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